Les rencontres : les poules
USA 101 - Chine 70
Première rencontre et belle entrée en matière pour le team USA, qui est venu à bout de la Chine sans grande difficulté. C’est un grand soulagement pour certains des compatriotes de l’oncle Sam, comme Dwyane Wade qui avait l’impression d’attendre d’entrer sur le parquet depuis très longtemps.
Lors du début de la confrontation, les Chinois montrent leur engagement et leur volonté de tenir tête aux américains. Ils s’appliquent à artiller sans modération, avec une très belle réussite. C’est d’ailleurs certainement ce qui leur permet de faire illusion, car en fin de premier quart temps ils sont encore au contact, 20 à 16.
Par la suite les States décident de mettre un petit coup de turbo. Ne déployant pas un jeu d’attaque placé de grande qualité, ils font pression sur les attaquants adverses. Ceci leur permet de voler un certain nombre de ballons, et d’offrir pas mal de contre attaques qui font la différence.
Cette tendance s’accentue encore après cinq minutes jouées en seconde mi-temps. L’adresse des chinois se fait plus aléatoire, et le jeu rapide américain fait peu à peu augmenter l’écart. La fin de la confrontation n’est alors plus qu’une formalité pour la bannière étoilée. Dwyane Wade fait admirer son adresse, 19pts à 100% aux tirs, tandis que LeBron James y ajoute sa rage, 18 unités. Carmelo Anthony par contre a un peu l’air à la ramasse, il manque les trois tirs qu’il tente. Pour l’empire du milieu, malgré la défaite Yao Ming s’érige en leader. Il fait montre de charisme qui porte véritablement ses coéquipiers. En 31 minutes de temps de jeu, il plante 13pts et s’empare de 10 rebonds.
USA 97 - Angola 76
La seconde rencontre américaine des jeux olympiques s’est soldée comme la première, par une victoire. Les premières tendances dessinées lors du premier match se sont d’ailleurs confirmées. Les States ont une nouvelle fois assuré à l’intérieur, leur présumé point faible, en rentrant 70% de leurs tirs. Par contre, le secteur extérieur a pas mal arrosé dans le vide, avec comme meilleur exemple Kobe Bryant, qui a raté ses huit tentatives derrière l’arc.
Lors des premières minutes de la rencontre, les angolais décident de jouer le même jeu rapide que ceux de la bannière étoilée. Cela leur permet de rester au contact durant quatre minutes, jusqu’à un dunk de Bryant qui refait passer les américains, 10 à 9. Par la suite, ces derniers ne se font plus jamais repasser. Carmelo Anthony et Dwight Howard enchaînent deux paniers rapides, pour creuser un écart qui va déjà s’avérer décisif. Peu à peu, le gouffre va se creuser entre les deux formations. Les USA possèdent même jusqu’à 28 longueurs d’avance, alors que le chronomètre indique 7:50 à jouer dans le dernier quart temps. La fin est jouée plus tranquillement, et les angolais peuvent alors s’assurer une marque un peu plus décente.
Lors de cette partie les States ont à nouveau pu compter sur la répartition de leurs forces offensives. Ainsi, Dwyane Wade termine meilleur scoreur avec 19 points, devant Dwight Howard 14, LeBron James 12, et Carmelo Anthony 12 également. A noter les 6 rebonds d’Anthony, et les 5 passes décisives de James. Les africains quant à eux ne comptent qu’un seul joueur en double figures, Carlos Morais inscrivant 24 unités.
USA 92 - Grèce 69
Cette rencontre face aux grecs étaient considérée par beaucoup comme le premier véritable test de ces jeux olympiques pour l’équipe américaine. Le challenge n’aura finalement pas duré très longtemps, car les States se sont imposés finalement assez tranquillement, sur la marque de 92 à 69. Avec ce troisième succès en autant de rencontres, ils sont déjà assurés de participer aux quart de finales, et se posent parmi les favoris de la compétition, avec l’Espagne et la Lituanie.
Lors du début de la confrontation avec la Grèce, ils ne font pas forcément si belle figure. Les grecs tiennent le coup, et mènent même 13 à 9 après un peu moins de 6 minutes de jeu dans le premier quart temps. Mais les States sont très motivés pour remporter la partie, eux qui restent sur une défaite contre les bleu et blanc lors des derniers championnats du monde. Ils adoptent une tactique très agressive, contestant l’attaque adverse dès ma montée de balle. Les grecs ne peuvent plus poser leur jeu, manquent leurs tirs lointains, et perdent une belle fournée de ballons. Les USA font alors jouer leur fond de commerce, fait de jeu rapide et de contre attaques.
A 13-9, LeBron James pose une dunk, suivi d’attaques rapides de Chris Paul et Kobe Bryant. 6 à 0, les américains ont repris la tête, et ne la lâcheront plus jusqu’au bout. Par la suite l’écart grandit peu à peu. Il atteint ainsi 19 longueurs à la mi-temps, et se maintient ensuite, avec 19pts d’avance pour les anglophones au buzzer.
Lors de cette confrontation ce sont cette fois Chris Bosh et Kobe Bryant qui ont mené l’attaque, avec 18 points chacun. Dwyane Wade suit de près avec 17, James en ajoutant 13, assortis de 6 rebonds et 6 passes décisives. A noter les 6 interceptions de Wade. En face, Dimitris Diamantidis a vécu un véritable cauchemar, ne marquant aucun panier et perdant 7 ballons.
USA 119 - Espagne 82
Après la pilule que les States ont collé aux champions du monde en titre, les hypothèses pleuvent. Soit les américains sont vraiment trop forts, et dans ce cas ils risquent fort de s’envoler pour la victoire finale, soit les espagnols n’ont pas vraiment forcé, se réservant pour la revanche éventuelle en finale. Toujours est-il que l’écart de 37 points fait très mal à l’arrivée.
Il n’y a en fait jamais vraiment eu de match entre les deux équipes. LeBron James sur un panier à trois points donne le premier vrai avantage aux siens, 14 à 11. La première fois que les américains sont devant est aussi la dernière. Derrière, Camrelo Anthony imite son coéquipier, et les autres suivent. Lorsque le premier quart temps s’achève, les USA mènent déjà largement, 31 à 22. Par la suite le festival continue, notamment en défense. Ils forcent 28 pertes de balles, volent pas moins de 16 ballons, et engrangent facilement 32pts en contre attaque. Impressionnant. Offensivement, la marque est très répartie, avec pas moins de huit joueurs en double figures. Parmi eux LeBron James plante 18 points, Carmelo Anthony et Dwyane Wade 16, et Chris Paul 14. James et Paul font aussi jouer leur équipe, avec 8 passes décisives chacun.
Coté espagnol c’est un peu la soupe à la grimace, à l’image du panier facile et ouvert en contre attaque que Ricky Rubio manque. Les ibères ne convertissent que 39% de leurs tentatives, et 21% seulement derrière l’arc. Seul Felipe Reyes tire un peu son épingle du jeu avec 19 unités, Pau Gasol étant le seul autre au dessus de 10 avec 13pts.
USA 106 - Allemagne 57
Peut être est- ce qu’ils étaient déjà éliminés que les allemands n’ont opposé aucune résistance à leurs adversaires du jour. Au final, l’Allemagne encaisse le plus gros écart enregistré lors de cette olympiade, soit 49 points dans la vue.
En fait, dès le tout début tout va de travers pour eux. Après seulement trois secondes de jeu Carmelo Anthony inscrit les deux premiers points de la partie et donne le ton aux américains. La bannière étoilée enchaîne directement sur ce tremplin, et passe un 20 à 3 initial qui construit déjà l’avantage décisif. Les teutons sont étouffés défensivement, et ne convertissent que 31% de leurs tentatives, avec un 7 sur 30 derrière l’arc. Bien entendu, au fur et à mesure que le temps passe le fossé continue à s’agrandir entre les deux formations, jusqu’à l’ampleur que l’on connaît.
Les américains ont profité de ce succès facile pour faire tourner leur effectif. Le joueur qui passe alors le plus de temps sur le parquet est Tayshaun Prince, qui ne joue que 21 minutes. Si Dwight Howard ne foule les lattes que 21 minutes, il inscrit 22 points, meilleur marqueur de sa formation avec 22 points, devant LeBron James 18, et Kobe Bryant 13. Michael Redd quant à lui dévisse, il ne rentre qu’une seule de ses neuf tentatives. En face, Dirk Nowitzki est le seul à ne pas sombrer totalement, avec 14 unités et 8 rebonds.
Les rencontres : les phases finales
USA 116 - Australie 85
Pour Team USA, les rencontres ont étrangement l’air de se succéder avec un air familier de ressemblance. Chacun de ses adversaires rentre sur le parquet, essaie de jouer son jeu, et repart avec une belle valise. En quart de finales, l’Australie n’a pas dérogé à la règle, et a ramassé un cinglant 116 à 85.
Le pire est que les States n’ont même pas laissé les australiens profiter un peu de la rencontre. Emmenés par quatre scoreurs différents, ils prennent dès le départ neuf longueurs d’avance, 12 à 3. Heureusement, les outsiders de cette confrontation ne s’en laissent pas compter et artillent de loin pour combler leur déficit. Du coup, en fin de premier quart temps, ils ne sont plus très loin de leurs adversaires, 25 à 24.
C’est sans compter sur l’adresse des américains, 55,4% sur le match. Après deux minutes de jeu dans le second quart temps, Chris Bosh et LeBron James enquillent à la suite, et les States repartent devant, 33 à 28. Peu à peu les joueurs de la bannière étoilée vont commencer à se détacher, avec en point d’orgue un 19 à 0 passé à cheval sur les 2e et 3e périodes. Ils n’ont alors plus qu’à conclure tranquillement, pour se qualifier pour la demi-finale.
Kobe Bryant se montre le leader offensif des siens, passant 25pts sur l’ensemble de la partie. Parmi les autres scoreurs notables, LeBron James en a planté 16, Carmelo Anthony 15, Deron Williams et Chris Bosh 10. Les Australiens quant à eux se sont reposés sur Patrick Mills, 20 unités, devant Glen Saville 13.
Les USA attendent maintenant la demi-finale avec impatience, l’occasion de retrouver les champions argentins en titre. La porte de la finale passe par un nouveau succès.
USA 101 - Argentine 81
Maudit premier quart temps ! C’est en tous cas ce que doivent se dire les argentins, vaincus assez largement 101 à 81 par les States lors de cette demi finale, mais qui ont fait jeu égal avec leurs adversaires durant les trois autres périodes.
En fait, tout ou presque s’est certainement joué au tout début de la confrontation. Alors que le team USA est mené par 4 à 3, Jason Kidd plante un jump shoot qui démarre un festival américain, 18 à 0. Pour couronner ceci, les argentins perdent rapidement leur meilleur marqueur Manu Ginobili, sorti sur blessure. Tout ceci fait que les dix premières minutes sont assez difficiles pour les sud-américains, qui ratent 10 de leurs 14 tirs, perdent 7 ballons, et sont déjà menés 30 à 11.
Lors du second quart temps la salle croit un moment au retour des albicestes. Sous l’impulsion notamment d’Alfredo Quinteros et Juan Gutierrez, ils recollent peu à peu pour revenir 46 à 40. Ils sont au passage bien aidés par Luis Scola, 28pts, qui gratifie au passage le public de mouvements énormes, avec des attaques ligne de fond, ou autres paniers dans des trous de souris. Les argentins appuient en ce moment où cela fait mal, avec une défense de zone qui ralentit pas mal le jeu des States.
Pourtant peu à peu ces derniers repartent vers l’avant. Ils sont bien aidés par une technique sifflée en faveur de Camelo Anthony, qui en profite pour rentrer quatre laners francs consécutifs. Avec 13 réussis pour autant de tentés, il bat dans ce domaine le record olympique américain, terminant aussi la partie avec 21 unités. L’écart se maintient alors toute la fin de rencontre aux alentours des 20 longueurs, ce qui permet à la bannière étoilée de se qualifier pour la finale. Les 15pts de LeBron James, ou encore les 12 de Chris Paul, Kobe Bryant et Dwyane Wade ont fait la différence.
USA 118 - Espagne 107
Pour beaucoup, Beijing a accueilli l’une des plus belles finales de basket depuis des lustres. Et cette ultime confrontation a donné l’occasion aux américains de redorer le blason de toute une nation. Les States et leur Redeem Team sont ainsi allés jusqu’au bout d’eux même et de leur jeu, pour venir à bout d’espagnols revenchards, 118 à 107.
L’écart final au tableau d’affichage est beaucoup plus important que la physionomie de la rencontre. Les States, ayant remporté jusqu’ici toutes leurs rencontres par un gouffre moyen de plus de trente point, sont bien entendu largement favoris de cette finale. Mais cette fois la donne est toute autre. A chaque fois ils ont cru pouvoir se détacher un peu face aux ibériques. Mais dans chacun des cas qui leur est proposé, les espagnols trouvent toujours l’homme providentiel pour revenir.
Le plus compliqué pour les States est peut être la toute dernière ligne droite. Alors qu’ils pensent avoir fait le trou, ils se font passer un 7 à 0 qui ramènent les espagnols à seulement deux longueurs, 91 à 89, et moins de deux minutes de passées dans le dernier quart temps. Kobe Bryant, Deron Williams et Dwight Howard se déploient alors pour à leur tour réaliser un 7 à 0. L’Espagne refuse de mourir, Pau Gasol et Rudy Fernandez font ficelle derrière l’arc, pour recoller à quatre longueurs. Il faut une action à quatre points de Kobe Bryant pour que la banière étoilée se croie enfin à l’abri. Pourtant Carlos Jimenez veut entretenir l’espoir, et d’un nouveau 3pts ramène les siens à quatre longueurs, 108 à 104.. C’est cette fois Dwyane Wade, 27pts, de redonner un peu de mou à la sélection américaine, qui parvient enfin à conserver son avantage jusqu’au bout.
Kobe Bryant, 20pts, LeBron James, 14, Carmelo Anthony et Chris Paul 13, peuvent laisser leur joie éclater, une joie aux antipodes de l’arrogance des précédentes sélections. Les USA sont enfin parvenus à remplir leur mission, remporter l’or de nouveau dans une compétition internationale.
Pour les espagnols, au delà de l’amertume de la défaite, toute une nation peut être fière Ses joueurs ont produit l’une des plus belles parties de basket FIBA de l’histoire, et surtout, le meilleur match de basket qu’ils aient jamais produit. Ils ont démontré au monde entier que les States, même à bloc, ne sont pas imprenables, bien qu’impressionnant. Rendez vous dans les prochaines compétitions, pour les Rudy Fernandez (22pts en finale), Pau Gasol (21pts) et autres Juan Carlos Navarro (18pts).
Les statistiques
| Joueur | MJ | min | tirs | % | 3 pts | LF | Rb | As | St | To | Bs | Pts |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dwyane Wade | 8 | 19 | 47-70 | 67.1 | 8-17 | 63.4 | 5.3 | 1.9 | 2.2 | 1.6 | 0.1 | 16.0 |
| LeBron James | 8 | 25 | 50-83 | 60.2 | 13-28 | 45.8 | 5.3 | 3.7 | 2.4 | 2.1 | 1.0 | 15.5 |
| Kobe Bryant | 8 | 23 | 48-104 | 46.2 | 17-53 | 58.3 | 2.8 | 2.1 | 1.1 | 1.9 | 0.5 | 15.0 |
| Carmelo Anthony | 8 | 19 | 27-64 | 42.2 | 14-37 | 82.8 | 4.3 | 0.4 | 2.0 | 0.7 | 0.2 | 11.5 |
| Dwight Howard | 8 | 16 | 35-47 | 74.5 | 0-0 | 45.9 | 5.8 | 0.5 | 0.6 | 1.1 | 0.9 | 10.9 |
| Chris Bosh | 8 | 17 | 24-31 | 77.4 | 0-0 | 86.2 | 6.1 | 0.2 | 0.2 | 0.5 | 0.7 | 9.1 |
| Deron Williams | 8 | 19 | 23-52 | 44.2 | 9-24 | 90.0 | 2.3 | 2.7 | 0.7 | 1.5 | - | 8.0 |
| Chris Paul | 8 | 22 | 19-38 | 50.0 | 4-14 | 91.7 | 3.6 | 4.1 | 2.2 | 1.1 | - | 8.0 |
| Tayshaun Prince | 8 | 11 | 13-22 | 59.1 | 6-11 | 50.0 | 1.9 | 0.2 | 0.4 | 0.2 | 0.1 | 4.3 |
| Carlos Boozer | 8 | 6 | 10-18 | 55.6 | - | 75.0 | 1.9 | 0.2 | 0.2 | 1.0 | - | 3.3 |
| Michael Redd | 8 | 9 | 10-31 | 32.3 | 5-18 | 0.0 | 1.1 | 0.5 | 0.2 | 0.4 | - | 3.1 |
| Jason Kidd | 8 | 13 | 6-7 | 85.7 | 1-2 | - | 2.6 | 2.0 | 0.6 | 1.5 | 0.2 | 1.6 |
| TOT. | 8 | 200 | 312-567 | 55.0 | 77-204 | 68.0 | 41.5 | 18.7 | 12.1 | 13.7 | 3.9 | 106.2 |
| ADV. | 8 | 200 | 222-551 | 40.3 | 60-201 | 78.8 | 35.9 | 10.6 | 6.6 | 19.2 | 3.6 | 78.4 |