
11 octobre 2008, par smashcfr
1er tour
| Série : Rockford Lightning (2) - Great Lakes Storm (1) | ||||
| N° | Date | Extérieur | Score | Domicile |
| 1. | 15/03/05 | Rockford Lightning | 127-130 | Great Lakes Storm |
| 2. | 17/03/05 | Rockford Lightning | 112-121 | Great Lakes Storm |
| 3. | 17/03/05 | Great Lakes Storm | 122-137 | Rockford Lightning |
| 4. | 20/03/05 | Great Lakes Storm | 114-115 | Rockford Lightning |
| 5. | 22/03/05 | Rockford Lightning | 105-104 | Great Lakes Storm |
Rockford 127 at Great Lakes 130
Pour la première apparition de son histoire en playoffs, Great Lakes n’a pas vraiment attiré la grande foule, car seulement 500 personnes largement comptées se sont présentées au Birch Run. Autre désavantage, il faut au Storm se passer des services de Jamel Gooding et Kasib Powell, qui ont été suspendus suite à une altercation récemment.
Toujours est il que la rencontre débute de façon assez indécise, les deux équipes adoptant un rythme plutôt offensif, les paniers pleuvant un peu des deux cotés. C’est au début du second quart temps que le Lightning commence à prendre un peu l’avantage. Ils ouvrent les hostilités avec un 18 à 6 et poussent pour pouvoir se détacher le plus possible. Ils s’appuient principalement sur un Jermaine Walker en grande forme, qui met 33 points, ainsi que de Stais Boseman 24, ou encore Marshall Phillips sorti du banc 20. Lors du troisième quarter, ils vont même jusqu’à se construire un petit trou de quatorze longueurs. Mais en CBA, tout cela n’est pas forcément grand chose...
Le Storm à la maison inverse la tendance, et deux paniers derrière l’arc de Mark Jones le ramènent 86 à 81 en fin de troisième période. Par la suite, on passe un petit peu au mode yoyo. Great Lakes ouvre le bal en mettant un 14 à 2 qui les font repasser en tête, 102 à 99. Le Lightning ne s’en laisse pas compter, et met un 9 à 0 sur 42 secondes seulement pour reprendre la tête 113 à 110. A deux secondes du buzzer, Ezra Williams a la balle de match avec un layup tout sauf manquable... qu’il rate !!! Pas de choix, tout le monde s’en va disputer la prolongation. Lors du temps supplémentaire, Ezra Williams se fait largement pardonner sa bourde précédente (Il avoue lui même n’en avoir jamais raté de si facile auparavant). Il plante tout d’abord un tir à trois points, puis rajoute un jumper à la sirène pour assurer le succès des siens. Il termine à 22 unités, Trevor Huffman lui à 21 avec 7 steals, mais le vrai héros est Mark Jones, qui en plante 40. Doug Smith enfin rend une fiche complète, 15 pions, et 14 rebonds.
Rockford 112 at Great Lakes 121
Peu avant la fin le Storm se découvrirait il un public ? Alors qu’il s’agit peut être de l’une des toutes dernières rencontres de l’histoire de la franchise, ils ont été 2168 à venir s’installer dans les tribunes du Birch Run Expo Center. Ils ont pu découvrir une formation de Great Lakes de nouveau en difficulté, en partie à cause des nombreux absents. Willie Simms et Kasib Powell sont toujours suspendus, Doug Smith s’est blessé lors de la dernière confrontation, et Joe Dabbert subit le même sort après seulement huit minutes de jeu. Le coach n’a plus vraiment de choix avec des rotations plus que limitées, Trevor Huffman, Mark Jones et Ezra Williams passent tous les trois 48 minutes sur le parquet.
Le scénario de la rencontre ressemble étrangement à celui qui s’est déroulé lors de la première manche. C’est donc le Lightning qui prend le meilleur départ, et domine les trois quarts du temps. Il faut dire que même si Great Lakes a un beau pourcentage global, la réussite n’est pas tout à fait au rendez vous avec sept tirs manqués sur sept tentés de derrière l’arc lors de la première mi-temps. Rockford en profite et se détache donc, pour compter jusqu’à neuf longueurs d’avance. Marshall Phillips est une nouvelle fois bien en verve avec ses 30 points, tandis que Jermaine Tate en met 22, Brian Lubeck 19 et Jermaine Walker 14.
Malgré le petit avantage pris, les locaux ne sont jamais bien loin et ne manquent jamais une occasion de se rapprocher. Lors de la seconde partie du match, ils font maintenant preuve d’une adresse diabolique de loin, avec un 10 sur 18 du plus bel effet. Ils en mettent d’ailleurs six dans les 9 dernières minutes, pour pouvoir passer devant. Ils prennent finalement la tête à sept minutes du buzzer, et 60 secondes plus tard ils possèdent leur plus grande avance de la confrontation, cinq longueurs, sur un panier primé de Jamel Gooding. Rockford reprend brièvement la tête 105 à 104 avec trois minutes au compteur, mais comme lors du premier match le Storm finit par tout emporter sur son passage.
Ce soir deux héros se sont déchaînés pour les locaux, avec Ezra Williams qui plante 40 unités à 16 sur 27, dont 14 dans le dernier quart temps, tandis que Mark Jones en ajoute 31 à 11 sur 19. Enfin, James Head se la joue complet avec 13 points mais aussi 10 rebonds. Grâce à ce succès Great Lakes mènes désormais deux manches à rien, il ne leur reste qu’une victoire à avoir pour se qualifier pour les Finals, et pourquoi pas lors d’unes des deux prochaines rencontres qui vont se disputer à Rockford.
Great Lakes 122 at Rockford 137
Après deux défaites un peu rageantes à Great Lakes après avoir dominé toute une partie des deux confrontations, Rockford veut se refaire en son antre. Le deal est simple pour eux, car la moindre défaite est synonyme d’élimination dans cette post-saison. Pour coach Chris Daleo la clef du match est de faire déjouer Ezra Williams qui a à lui tout seul remporté la manche d’avant. Pour cela il demande à ses troupe de le fatiguer en le faisant travailler du coté défensif, et surtout de lui mettre le plus de pression possible lorsqu’il a la balle, tout cela pour éprouver son maniement du cuir.
Les gars du Lightning prennent très vite conscience de l’importance des consignes de l’entraîneur, car Williams enquille dès le départ deux tir derrière l’arc qui donne le premier avantage aux siens, 27 à 15 sur un layup de Mark Jones après six minutes de jeu, puis 30 à 18. Les locaux savent qu’il ne faut pas sombrer de suite, et réalisent deux interceptions consécutives pour revenir rapidement. La réussite aux tirs, 70% sur le premier quart temps, fait le reste, et après les douze premières minutes ils ne sont plus menés que 40 à 37. Stais Boseman avec ses 10 passes mais surtout ses 33 points se montre en grande forme, avec Jermaine Walker qui en ajoute 28, Cordell Henry 21 et Phillips Marshall 20.
C’est peu avant la mi-temps que les efforts faits en défense commencent à porter leurs fruits. Même s’il met ses 31 unités, Ezra Williams est contraint d’abandonner pas moins de 9 ballons. Cela représente autant d’attaques pour Rockford qui égalise à 67 partout sur un 7 à 0, 54 secondes avant la pause. Il reste alors quatre petites minutes de suspens à la reprise, avant que le Lightning s’envole définitivement... Que ce soit Willie Sims avec ses 25 pions, Mark Jones avec 17 ou encore Trevor Huffman 16, rien ne les empêche de réussir dans la mission qu’ils s’étaient fixés, revenir deux manches à une et conserver un espoir de qualification.
Great Lakes 114 at Rockford 115
Après une première opération sauvetage réussie, Rockford se doit de rééditer la chose pour ne pas être sorti définitivement de la compétition. La tactique de bloquer Ezra Williams s’est avérée payante lors de la troisième manche, il va donc falloir rééditer ce type de performance pour espérer passer.
L’avantage pour les locaux est que leurs visiteurs ont perdu entre temps Mark Jones l’un de leurs meilleurs marqueurs, et qu’ils ne peuvent donc se présenter qu’à sept pour cette confrontation. Peut être se ménagent ils un peu au début, peut être n’ont ils pas le choix, toujours est-il que c’est le Lightning qui part en tête lors de l’ouverture des hostilités. Sur les douze premières minutes, ils se construisent une avance de sept longueurs, sans pourtant parvenir à se détacher plus. Jermaine Walker est une nouvelle fois la tête de file avec 28 points, avec Marshall Phillips à 28, ou encore Stais Boseman à 16.
Le Storm s’accroche, profitant des hésitations adverses. Ezra Williams ne peut que plier sous la pression défensive et ne réaliser qu’un pauvre sept sur 22 aux tirs, mais ses coéquipiers répondent présent. Mieux, ils sont à deux doigts sur la fin de remporter la partie. En fait, suite à leur retour dans les pates de leurs hôtes, la mène change plusieurs fois de main et le sort de la confrontation est vraiment indécis. James Head assure la marque pour Great Lakes avec 24 unités, devant un trio à 16, Williams bien entendu, Trevor Huffman et Joe Dabert. Willie Sims quant à lui en plante 21, et Jamel Gooding 17.
A quelques secondes seulement du buzzer final en prolongation, ce sont les visiteurs qui sont devant de peu. Il faut que pour Rockford Marshall Phillips fasse des miracles. Il part le long de la ligne, se bloque, saute et lance le cuir. La sirène retentit un tout petit peu plus tard, puis le ballon fait trembler le filet. Panier ! Le Lightning peut exulter, ce second succès leur donne l’égalisation, et l’espoir est toujours bel et bien présent de pouvoir se qualifier pour les Finals.
Rockford 105 at Great Lakes 104
Après avoir partagé les succès lors des quatre premières confrontations, les deux formations se retrouvent une nouvelle fois, mais cette fois ci pour se départager définitivement. L’avantage psychologique est à Great Lakes, car chacune des deux équipes a jusqu’ici remporté les matchs disputés à domicile. Pourtant, problème pour Great Lakes, Mark Jones s’en est allé jouer en NBA, et Ezra Williams est tombé malade et ne peut pas se présenter sur le parquer. Diminué, l’effectif ne compte ainsi qu’un seul vrai meneur, Trevor Huffman.
Sachant tous ces désavantages, le Storm essaie de démarrer vite et de démoraliser l’adversaire. Cela fonctionne dans un premier temps, car ils mènent après douze minutes de jeu par 29 à 22. Avec seulement sept joueurs présents, cinq se retrouvent en double figures. James Head met 23 points, Willie Sims 22, Joe Dabbert 22 aussi mais avec 16 prises. Jaml Gooding quant à lui culmine à 18 points, et Huffman 15 avec 10 caviars.
La suite est un petit peu plus chaotique, et surtout indécise. Après que Rockford soit revenu 55 à 52 à la pause, les débats demeurrent relativement équilibrés jusqu’à une égalité 71 partout. Là Great Lakes redonne un coup de boost sous l’impulsion de Willie Sims et Joe Dabbert, et passe un 13 à 2 qui les porte assez tranquillement devant. C’est cette fois ci le banc du Lightning qui se charge de la réaction, avec Jermaine Walker qui met là 16 de ses 26 pions dans les neuf premières minutes du dernier quart temps. La franchise passe un 12 à rien, et recolle 94 à 91. A sept secondes du termes, les locaux pensent avoir fait le plus dur lorsqu’ils mènent 104 à 102 sur un layup de James Head. Il reste cependant un petit peu de temps, et c’est Brian Lubeck qui se charge de les faire déchanter en rentrant une banderille de derrière l’arc. Il qualifie les siens en mettant en tout 18 points, second marqueur de Rockford derrière Walker, devant Marshall Phillips qui en ajoute 13 et Jermaine Tate, 13 aussi plus 11 rebonds.
Rockford Lightning qualifiés 3-2
| Série : Sioux Falls Skyforce (2) - Dakota Wizards (1) | ||||
| N° | Date | Extérieur | Score | Domicile |
| 1. | 16/03/05 | Sioux Falls Skyforce | 116-132 | Dakota Wizards |
| 2. | 18/03/05 | Sioux Falls Skyforce | 107-105 | Dakota Wizards |
| 3. | 20/03/05 | Dakota Wizards | 129-133 | Sioux Falls Skyforce |
| 4. | 22/03/05 | Dakota Wizards | 121-118 | Sioux Falls Skyforce |
| 5. | 24/03/05 | Sioux Falls Skyforce | 102-97 | Dakota Wizards |
Sioux Falls 116 at Dakota 132
Difficile série de playoffs en théorie, entre les deux formations ayant obtenu le meilleur bilan en saison régulière. Malgré l’attrait de l’affiche, ce sont seulement 2400 personnes qui se sont déplacées à la salle pour supporter les Wizards.
Lors de la présentation de la série, l’une des clefs que nous avions livré pour le succès des locaux était qu’il leur faudrait un rythme de jeu plutôt rapide. C’est exactement le tempo qu’ils ont pu avoir lors de l’ouverture des hostilités, ce qui leur donne un avantage certain sur le Skyforce. Selon Bryant Notree, c’est grâce à leur bonne défense que leur attaque se met en place, et qu’ils peuvent se détacher peu à peu. Effectivement, l’écart s’agrandit, il passe de 35 à 28 après un quart temps, à 68 à 48 à la pause. Notree est le meilleur scoreur de son équipe avec 35 points, avec Sean Lampley et Bobby Lazor à 23 chacun, tandis que Wayne Turner en a ajouté 25 assortis de 14 passes.
Sioux Falls ne s’affole pas pour autant. Face à Dakota, ils ont déjà effacé des déficits plus conséquents pour finalement s’imposer. C’est d’ailleurs ce scénario qui a l’air de se reproduire, car ils recollent petit à petit jusqu’à ce que la marque indique 95 à 89, toujours en leur défaveur. David Bailey n’est pas étranger à ce retour du haut de ses 33 unités, 9 rebonds et 8 passes, avec David Jackson à 27 pions, Jerome Beasley 18 ou encore Corsley Edwards 16.
C’est à ce moment là qu’un événement va radicalement changer les choses. Bobby Lazor et pose 17 points dans les 12 dernières minutes. Il réussit d’ailleurs cinq paniers consécutifs tous pris derrière l’arc. Mieux, il en pose trois en 90 Secondes, ce qui fait qu’un avantage de sept longueurs se transforme en 115 à 102. Le trou est fait, les Wizards empochent la première manche.
Sioux Falls 107 at Dakota 105
Après un premier succès difficile, il ont été près de 2600 à revenir supporter Dakota pour cette deuxième manche. Etant donnés les résultats catastrophiques pendant la saison à Sioux Falls, il n’y a pas vraiment droit à l’erreur et tout ce qui est pris à domicile est bienvenu.
Cet état de fait les deux équipes l’ont bien compris, et les deux essaient donc d’entrée de jeu d’impressionner l’adversaire. Dans cet exercice ce sont les visiteurs qui s’illustrent les premiers. Avec Corsley Edwards et Jerome Beasley ils décident de mettre la balle à l’intérieur et d’appuyer là où ça fait mal. Le résultat ne se fait pas attendre, et Sioux Falls mène rapidement 18 à 10. Lors de ce run les deux compères mettent à eux deux 14 points, avec au total sur le match 22 unités pour Beasley, et 16 plus 11 prises pour Edwads. Sur tout l’effectif sept des huit joueurs présents marquent, et ils sont tous en double figures. Mis à part les deux cités on peut remarquer la prestation de Brandon Williams, 18 pts, ou encore David Jackson, 16.
En fait chacune des franchises prend sa chance à son tour. Les Wizards répondent donc immédiatement par un 15 à 2 qui les mène à 37 - 29 qui les propulse sur de bons rails. La loi des séries continue par la suite, avec un yoyo immense qui a de quoi laisser perplexes les spectateurs. La clef est finalement ailleurs. C’est aux lancers francs que les locaux vont perdre la partie. Sur l’ensemble de la seconde mi-temps ils n’en rentrent que 50%, dont un horrible 6 sur 12 lors du dernier quart temps. Si l’on pense qu’ils en ont rentré 72% en saison et qu’en face le Skyfirce a fait un joli 11 sur 12, Dakota a de quoi raler de voir le shoot plus faute sur Jackson sceller la marque à 18 secondes du buzzer. La brique de Melvin Sanders peu avant la fin ne trouvera jamais la cible, à l’image de son 3 sur 11 ce soir. Bryant Notree aura bien essayé de sauver la face avec ses 38 points, tout comme Wayne Turner avec 20 pions et 11 passes, mais rien à faire, la série est désormais à égalité un partout.
Dakota 129 at Sioux Falls 133
Après avoir partagé les victoires dans le Dakota, Sioux Falls est assez positif sur la suite des opérations. Lors des confrontations entre les deux formations dans le Dakota du sud ont pratiquement toujours tourné à l’avantage du Skyforce, mis à part une seule fois.
Les 3066 spectateurs présents vont assister à un spectacle plein de suspense qui va les ravir jusqu’au bout. Les deux équipes se tirent la bourre tout le long de la soirée, avec pas moins de 21 égalités et 25 changements de leader. Les Wizards ne veulent pas que le scénario des autres rencontres se reproduisent. Ils décident donc d’attaquer très fort d’entrée de jeu. Ils ouvrent la partie par un 13 à 0, ce qui va d’ailleurs être leur plus grosse avance. Ils arrivent à la maintenir un petit peu, jusqu’à 26 à 18. Ils sont emmenés là par Bryant Notree, auteur de 33 points et 11 caviars, avec une marque aussi alimentée par Melvin Sanders 26, Wayne Turner 19 et Bobby Lazor 15. Turner frise d’ailleurs le triple doubles, avec ses 19 pions, 9 passes et 9 prises.
Cette domination ne dure cependant pas bien longtemps, car après douze minutes de jeu le tableau d’affichage indique 28 à 27. S’en suit alors une grosse course poursuite, ou personne ne lâche jamais l’autre. C’en est même tellement serré que tout ce petit monde se retrouve en prolongation. Le succès de Sioux Falls se dessine là, et tient à pas grand chose. Corsley Edwards et Jerome Beasley s’emparent de quatre rebonds offensifs, qui se transforment en trois paniers qui s’avèrent décisifs. Sur l’ensemble du match, Beasley met 28 unités, Edwards 22. A noter aussi les performances de David Jackson, 22 pts, et de Juaquin Hawkins 18. Sioux Falls remporte donc cette manche pour mener la série 2 à 1, et semble pas trop mal parti en vue de la qualification.
Dakota 121 at Sioux Falls 118
Ils l’ont fait ! Avant ce match, très peu de monde croyait en Dakota pour la qualification. Si l’on regarde les résultats en saison régulière, le bilan de six défaites en sept confrontations à Sioux Falls ne plaide vraiment pas en la faveur des visiteurs. Et pourtant, devant 3364 spectateurs médusés, les Wizards ont remporté un joli succès qui va leur permettre de pouvoir jouer la manche décisive.
La clef du succès ? La raquette ! Jusqu’ici Alex Sanders avait été un peu handicapé par la grippe et avait joué un peu diminué. En pleine possession de ses moyens cette fois, il a été une contrepartie efficace aux prestations faites par Jerome Beasley et Corsley Edwards. L’effet se fait sentir dès le départ, avec une rencontre qui démarre sur un rythme élevé bien apprécié des visiteurs, et un Sanders qui fait mieux en un quart temps que ses moyennes de saison. Sur l’ensemble de la confrontation, il met d’ailleurs 22 points et prend 19 rebonds, au sein d’une attaque diversifiée qui a vu Melvin Sanders planter 29 pions, Maurice Baker 18 et Bryant Notree 17. Dans la peinture, l’efficacité de Sanders se fait sentir car ses deux adversaires ne mettent que 29 unités, soit 21 de moins que lors de la manche précédente. Grâce à cela, les Wizards se construisent une avance de sept longueurs sur le premier quart temps, qui grimpe même jusqu’à 19 au fur et à mesure que le temps passe.
La fin de match est cependant bien plus difficile. Alors que la marque est de 117 à 100 avec six minutes à jouer, Sioux Falls resserre sa défense. Ainsi lors des six minutes qui suivent, Dakota ne parvient pas à rentrer le moindre panier, et pire, ne convertit que deux des six lancers francs tentés. Il va sans dire que le retour est fulgurant, avec DeSean Hadley à 34 points, ou encore Corsley Edwards à 17 et 10 rebonds. Suite à un panier de David Jackson, Sean Lampley met un mancer franc histoire de donner un peu d’air à Dakota. DeSean Hadley ne l’entend pas de cette oreille, et ramène les siens à un point sur un layup à 12.2 secondes de la fin. Les Wizards ont alors la possession et ne la gachent pas, avec Melvin Sanders qui fait trembler les filets 7.9 secondes avant le buzzer. Le score n’évolue alors plus, et Dakota peut savourer l’égalisation, 2 partout dans cette série, et avec une belle à disputer à la maison.
Sioux Falls 102 at Dakota 97
Pour cette cinquième rencontre décisive, cela s’annonce difficile pour Sioux Falls. Non seulement ils viennent de perdre à domicile contre les Wizards, ce qui ne leur était pratiquement jamais arrivé auparavant cette année, mais en plus Dakota n’a jamais perdu une manche décisive à domicile. Il y a aussi ces 4000 personnes qui sont venues au Bismarck Civic Center pour supporter leur formation.
Malgré cela les faits ne vont pas être si favorables aux locaux. Il vont tout d’abord commencer par perdre Bryant Notree sur blessure. Perdre, enfin pas tout à fait vu qu’il va continuer à jouer, mais diminué dès le second quart temps, alors qu’il a été jusqu’ici le meilleur joueur de Dakota. Il y a aussi le retour de Maurice Baker, qui était parti faire un petit tour en NBA. On pouvait penser ce come back comme un point positif, mais à le voir perdu sur le parquet, à chercher ses marques par rapport à ses coéquipiers, pour un 1 sur 7 aux tirs et trois balles perdues, il a plus géné qu’aidé. Enfin, le Skyforce a su d’entrée de jeu imposer un tempo lent, qui ne correspond pas vraiment à celui habituellement pratiqué par les Wizards. Ceux ci tiennent tout de même le coup jusqu’à la mi temps. Mais ils se font littéralement distancer lors du troisième quart temps.
Comme lorsqu’ils ont pris le meilleur lors des matchs d’avant, ils maîtrisent complètement le secteur intérieur. Jerome Beasley est contenu à 12 points et 14 rebonds, tandis que Corsley Edwards en met 19 et 15 prises. Ils en oublient par contre les extérieurs de Sioux Falls qui s’en donnent à coeur joie. Ainsi David Bailey met 22 pts, DeSean Hadley 21 avec 12 rebonds, dont 5 offensifs. Si Dakota repasse brièvement devant 89 à 88, cela ne dure pas car ils déjouent un peu. Ils se contentent de prendre des jump shoots alors que leur jeu est plutôt d’attaquer le cercle. Les 30 points et 23 rebonds d’Alex Sanders ne sont pas suffisants pour maintenir le navire à flots, et les Wizards n’auront pas l’occasion de disputer une nouvelle finale.
Sioux Falls Skyforce qualifiés 3-2
Finals
| Série : Rockford Lightning (2) - Sioux Falls Skyforce (2) | ||||
| N° | Date | Extérieur | Score | Domicile |
| 1. | 28/03/05 | Rockford Lightning | 112-119 | Sioux Falls Skyforce |
| 2. | 29/03/05 | Rockford Lightning | 132-150 | Sioux Falls Skyforce |
| 3. | 31/03/05 | Sioux Falls Skyforce | 107-116 | Rockford Lightning |
| 4. | 02/04/05 | Sioux Falls Skyforce | 135-126 | Rockford Lightning |
Rockford 112 at Sioux Falls 119
Lors de la présentation de la série, nous vous indiquions que les deux équipes présentes aux Finals avaient globalement les mêmes points forts, et que l’une des clefs du succès pourrait être la domination à l’intérieur de la raquette. Bingo ! C’est en tout cas ce qu’ont pu constater les 3000 spectateurs présents à la Sioux Falls Arena.
Lors de la saison régulière, chacune des deux formations a remporté les rencontres disputées à domicile. Le Skyforce en profite donc pour prendre le meilleur départ, et après le 6 à 0 initial en un peu plus d’une minute coach Daleo est déjà forcé de prendre un premier temps mort. Rockford choisit l’option défensive de la presse. Celle ci s’avère assez peu efficace. Non seulement Sioux Falls s’en dépatouille pour obtenir des tirs ouverts, mais en plus Jerome Beasley profite de n’avoir qu’un défenseur sur lui pour faire un festival. De fait la tendance ne s’inverse pas immédiatement, avec une marque de 17 à 6. Les locaux surfent sur la réussite de Jerome Beasley et Corsley Edwards, 25 points chacun, et 11 et 14 rebonds, ainsi que de Brandon Williams 18 unités, David Jackson 16, et Juaquin Hawkins 15.
Si Rockford revient brièvement 37 à 34, Sioux Falls réagit immédiatement pour repartir en tête et retrouver ses 15 longueurs d’avance. En fait par la suite, il n’y a que lors des toutes dernières minutes du quatrième quart temps que les visiteurs parviennent à réduire significativement l’écart. Une nouvelle fois Marshall Phillips se met en avant, il plante 24 pts en sortant du banc, avec Jermaine Tate qui culmine à 23, et Brian Lubeck à 16. En l’espace de 1:37, ils passent de 12 pts de débours à 115 - 109. Ils se font cependant avoir aux lancers francs. Le Skyforce se débrouille pour en obtenir un grand nombre, et surtout les réussir. Les locaux remportent donc la première manche, ils mènent donc cette série 1 à 0.
Rockford 132 at Sioux Falls 150
Pour Sioux Falls et les 3376 présents, le but est simple. Il faut enfoncer Rockford pour remporter la seconde manche, et être ainsi bien embarqués dans ces Finals. Comme l’indique d’ailleurs David Bailey, "Nous ne voulons pas nous reposer sur nos lauriers. [...] Ce qu’il y a avec Rockford, c’est qu’ils jouent dur et ont beaucoup de talent. Lorsque vous tombez en face d’une telle combinaison, vous ne pouvez jamais considérer une équipe hors du coup". Pour assurer cela, ils veulent essayer d’entrer fort dans la partie pour épuiser Rockford, et jouer sur la fatigue qu’ils ont pu accumuler avec le voyage et les deux matchs en deux jours.
Le plan est appliqué à la lettre. Il est même poussé à l’extrême l’espace de deux minutes par un run 11 à 0, qui porte la marque au premier quart temps 25 à 12. Cette fois c’est à l’extérieur de la raquette que la différence s’est faite. David Bailey mène la danse et met en première période 14 de ses 18 points de la première mi-temps. Sur les 24 premières minutes, les locaux tournent globalement à 61% de réussite, ce qui leur permet de prendre jusqu’à 24 longueurs d’avance, 68 à 44. Dans cet enfer d’artillerie DeSean Hadley plante 26 unités, David Jackson 28, Corsley 28 aussi, et David Bailey qui s’offre le triple double, 35 pions, 10 rebonds et 10 passes. Il faut un 15 à rien du Lightning pour garder un mince espoir de rester dans la course à la pause, 71 à 59.
De retour des vestiaires, le moral ne suit pas vraiment pour Rockford. La tension monte, et une altercation entre Stais boseman et Jerome Beasley voit le premier sanctionné par une technique, et le second sorti et menacé de suspension pour le prochain match. Selon Bailey, Bosman était « frustré ce soir car ses tirs ne rentraient pas ». Par la suite, les visiteurs ne peuvent recoller plus que 109 à 99, malgré les 29 points de Cordell Henry, les 20 de Jermaine Walker, les 19 de Marshall Phillips ou les 18 de Brian Lubeck. 2 à 0 pour le Skyforce, avec maintenant deux rencontres à disputer sur les terres du Lightning.
Sioux Falls 107 at Rockford 116
Etant mené deux à zéro dans ces Finals, le Lightning se retrouve dans la même position qu’au tour précédent et n’a pas vraiment le choix pour rester en course. Soit il y a victoire au bout des 48 minutes, soit c’est la perte définitive du titre CBA 2004-2005. Le public n’a pas vraiment l’air de s’être rendu compte de l’importance de la situation, car ils ne sont que 2400 à s’être déplacés pour soutenir leurs joueurs au MetroCentre.
Malgré le fait que chacune des deux formations soit restée invaincue à domicile à toutes les confrontations, c’est le Skyforce qui est à l’origine des initiatives en début de partie. Par contre, à la différence des deux premiers matchs, si Sioux Falls est devant 38 à 32 au cours du second quart temps, Rockford ne se laisse pas démonter et montre des signes de lutte. Non seulement le lieu joue, mais aussi les visiteurs même devant ne sont pas vraiment dans leur assiette. Pour être efficace, le Skyforce est une équipe qui a besoin de jeu en mouvement, avec une balle vivante et beaucoup de créativité. Cela n’est vraiment pas le cas sur ce game 3, avec des joueurs qui se la jouent trop solo, avec peu de passes et beaucoup de dribbles. On a senti ce soir une certaine distraction dans leurs rangs, avec un manque d’envie de trouver le coéquipier démarqué.
Tout cela permet au Lightning de rester dans la course, et même de bien recoller au début de la dernière période. Ainsi, ils passent là un 10 à 2 qui leur redonne le commandement, 90 à 88. Si les autres reprennent brièvement la tête, cela ne dure pas et à 3:41 de la fin les locaux sont en tête 103 à 99. C’est à ce moment là qu’ils construisent leur succès. Ils empêchent l’adversaire de marquer pendant trois minutes, et lorsque Rich Melzer rentre un tir de derrière l’arc avec 38 secondes à jouer le tableau d’affichage indique 110 à 102. Dans ces instants là les matchs se décident souvent aux lancers francs, et dans cet exercice le Lightning ne flanche pas, convertissant 11 de ses 14 lancers en 1:25. Rockford s’impose donc, et conserve un peu d’espoir de ramener le titre. Il va pour cela falloir que Jermaine Walker reste intenable, à l’image des 38 points qu’il a mis ce soir. L’autre point, continuer à bien ralentir David Bailey. Après un triple doubles au game 2, il a cette fois été limité à 7 unités, 7 passes et 6 balles perdues en 40 minutes sur le parquet. Rendez vous pour le Game 4.
Sioux Falls 135 at Rockford 126
Dave Joerger serait il LE coach à avoir ? Quelle que soit la formation qu’il entraîne, il a ramené trois des quatre derniers titres de la CBA. Il a tout d’abord fait cela par deux fois avec les Wizards de Dakota, et voilà qu’il vient de remettre cela avec le Skyforce de Sioux Falls. Petit retour pour savoir ce qui s’est passé.
Ils ne sont que 2200 à être présents au MetroCentre pour supporter leur équipe, un peu comme si le drame est déjà dans l’air et que personne ne veut le voir. Parmi eux, deux bus plein de fans du Skyforce qui par contre y croient, et le font savoir par leurs encouragements. Sur le parquet, pour les locaux entrent Jermaine Walker, Jermaine Tate, Jarrod Gee, Brian Lubeck et Stais Boseman. Pour les visiteurs, Corsley Edwards, Jerome Beasley, David Bailey, DeSean Hadley et David Jackson. Les hostilités peuvent débuter.
C’est Jermaine Walker qui commence par faire des siennes. Il plante 15 de ses 30 points sur le seul premier quart temps, pour que les siens puissent prendre un petit peu d’avance 38 à 32. Le Lightning veut montrer que la forme est de son coté, et de ses 61% de réussite aux tirs lors des 24 premières minutes. Les deux équipes ont fermement l’intention d’en découdre, et le jeu pratiqué est très physique. Les arbitrent essaie de reprendre le contrôle de la situation en sifflant des fautes à tours de bras, mais cela n’empêche pas Corsley Edwards de se faire ouvrir la lèvre, saignant assez pour souiller le parquet.
C’est lors du troisième quart que les choses commencent à se décanter. Si le Skyforce est un peu derrière, son coach a indiqué de durcir encore le jeu pour reprendre la situation en mains. Coach Joerger leur dit ainsi d’oublier un peu les arbitres. Dans une période de folie, ils passent un 39 à 30 qui leur permet de repasser devant. Vers la fin de la confrontation Rockford a l’occasion à son tour de recoller, mais Walker manque deux tirs de près et la marque passe à 113-106. Cette fois les jeux sont faits. Dans les derniers instants les locaux peuvent revenir à quatre longueurs, mais jamais plus près. Sioux Falls s’impose, et remporte par là même le titre de la CBA. Joerger peut jubiler, il est le deuxième entraîneur de la ligue à remporter le championnat plus de deux fois, après Bill Musselman.
Sioux Falls Skyforce champions 3-1

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